La visite en France du président chinois ne sera pas un dîner de
gala. Pas moins d'un millier d'hommes, dont huit compagnies de CRS, seront affectés à la sécurité de Jiang Zemin, qui doit arriver aujourd'hui en fin d'après-midi à l'aéroport de Lyon-Satolas. De nombreux groupes, associations de défense des droits de l'homme et partisans de l'indépendance du Tibet en majorité, ont prévu de suivre pas à pas les déplacements du président impopulaire. «J'ai mis de l'essence dans ma voiture et je suis prête», jubile la présidente de France-Tibet, Marcelle Roux. «Est-ce qu'il faut attendre que les dictateurs soient à la retraite pour qu'ils ne puissent plus voyager impunément? Jacques Chirac oublie-t-il que Jiang Zemin a du sang sur les mains?» s'emporte-t-elle. «Nous serons partout, et il nous verra partout», promet un autre militant. La Ligue des droits de l'homme, Amnesty International, Reporters sans frontières, France-Libertés, la Licra, la Cimade, le Mrap et plusieurs autres associations ont appelé à un rassemblement ce soir, place de la République dans le centre de Lyon. Un autre doit se dérouler samedi après-midi à Brive-la-Gaillarde, près du château des Chirac, où sera reçu pour le week-end le président de la République populaire et numéro 1 du Parti communiste chinois, puis dimanche après-midi à Paris, place de la Bastille. Plusieurs voix se sont élevées contre le tapis rouge élyséen. Jean-Paul Bret, député PS du Rhône, a décidé de boycotter la réception donnée à Lyon en




