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Libération

En Suède, Viking 99 simule un «après-guerre civile» virtuel. Militaires et pacifistes, même combat.

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Publié le 30/11/1999 à 1h29

Södertälje, envoyé spécial.

Depuis une semaine, Mio Ramirez-Givell, une Suédoise antimilitariste de longue date, évolue au milieu de l'ennemi. Elle est l'une des participantes vedettes de Viking 99, un exercice d'état-major assisté par ordinateur via Internet qui rassemble jusqu'à jeudi 23 pays du Partenariat pour la paix à une cinquantaine de kilomètres de Stockholm. Là, dans les casernements de Swedint, où sont formés les casques bleus suédois, 450 officiers portant toutes les nuances possibles de camouflage jouent à faire appliquer un traité de paix dans un pays, Betaland, tout juste sorti d'une guerre civile.

Cohabitation. Pour cet exercice à la sauce balkanique, les officiers de l'Unmibet, la force des Nations unies au Betaland, sont confrontés à toutes sortes d'événements qu'ils doivent parer au mieux, genre manif, découverte de charnier, viol commis par un soldat de l'ONU, le tout sur fond ­ également simulé ­ de propagande servie par la presse locale et sous l'oeil des médias internationaux. Pour la première fois surtout, ils ont à leurs côtés des organisations civiles, notamment pacifistes, qui peuvent se retrouver être des acteurs sur le terrain.

Dans l'opération Viking 99, Amnesty International, la Croix-Rouge, mais aussi des mouvements antimilitaristes comme la Société suédoise pour la paix et l'arbitrage ou l'Association chrétienne pour la réconciliation viennent faire valoir leur point de vue. Bizarrement, les militaires semblent vivre beaucoup mieux cette cohabi

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