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Libération

Chili: la droite reprend du poil de la bête. Joaquin Lavin, un ancien proche de Pinochet, bien placé pour le second tour de la présidentielle.

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Publié le 14/12/1999 à 1h58

Pour la première fois dans l'histoire du Chili, les électeurs

devront retourner aux urnes pour élire leur président. Aucun des deux candidats ne dispose en effet de la majorité de 50% nécessaire pour être élu dès le premier tour: le socialiste Ricardo Lagos, candidat de la Concertation démocratique, a obtenu 47,96% des voix contre 47,52% à Joaquin Lavin, chef de file de la droite rassemblée dans l'Union pour le Chili. La communiste Gladys Marin arrive en troisième position avec un peu plus de 3%. Lagos et Lavin ont désormais un mois pour convaincre un plus grand nombre d'électeurs d'aller voter le 16 janvier prochain. Car bien que le vote soit obligatoire, plus de 10% des inscrits n'ont pas voté.

Au lendemain d'un score aussi inespéré, Joaquin Lavin se devait de faire un geste. Le candidat de la droite a donc fait un bref voyage dans le nord du pays, le temps de s'incliner devant la statue de la Vierge de la Tirana. Fervent pratiquant, il tenait à la remercier de son excellent score de dimanche qui, pour la droite chilienne, tient du miracle. Depuis le retour de la démocratie, c'est en effet la première fois que la droite arrive au second tour de la présidentielle. La candidature unique de Joaquin Lavin lui a permis d'obtenir plus de 47% des suffrages, presque à égalité avec son rival de gauche, Ricardo Lagos.

Aucun sondage d'opinion ne prévoyait un tel scénario. L'éventualité d'un second tour existait, certes. Mais elle reposait sur l'éparpillement des votes en faveur des cand

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