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Bataillon de choc pour Macao chinoise. Basés dans l'ex-colonie portugaise, 300 soldats devront lutter contre la mafia.

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Publié le 21/12/1999 à 2h21

Macao, envoyée spéciale.

La consigne de Pékin était claire: le contingent de l'Armée populaire de libération (APL) déployé spécialement pour Macao devait être irréprochable. L'image de ces soldats entrant dans la petite enclave rétrocédée par le Portugal à la Chine le 19 décembre à minuit, devant toutes les caméras du monde était en soi aussi importante que les activités que sera amené à effectuer ce régiment spécial. Et pour leur entrée solennelle par Portas de Cerco, le poste frontière qui communique avec le continent chinois au niveau de la ville de Zhuhai, hier, à la mi-journée, les soldats sélectionnés spécialement par la Commission centrale militaire n'ont pas déçu. Elite.Grands de taille, l'air martial et déterminé, respirant l'élitisme, les soldats du bataillon spécial, ont défilé devant une foule d'environ 20 000 personnes réquisitionnée par les écoles et les syndicats. Environ 300 soldats resteront en permanence à Macao, les autres étant basés à Zhuhai qui ne se trouve qu'à cinq minutes à pied de Macao. Il leur suffira de traverser le nouveau pont. Selon les communiqués de l'armée, ces troupes nouvelles venues du nord de la Chine sont réputées incorruptibles et «éduquées».

L'image de ces troupes de choc, entrant à Macao, où les Portugais n'avaient plus de contingent depuis 1975, a d'abord été un long sujet de négociations avec Lisbonne. Les diplomates se sont entendus pour que, symboliquement, les troupes de l'APL n'entrent dans Macao qu'après le départ des officiel

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