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A 10 jours de l'an 2000. Onze minuits russes et quinze jours d'ivresse. Du jour de l'an au Noël orthodoxe, coma général annoncé.

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Publié le 22/12/1999 à 2h21

Moscou, de notre correspondant.

Il sera onze fois minuit, le 31 décembre, en Russie. Commencé à la mi-journée (heure de Paris) du côté de Vladivostok, le passage à l'an 2000 s'achèvera dans la nuit à Kaliningrad, au gré des onze fuseaux horaires traversant le pays. Au centre économique plus que géographique du pays, Moscou n'allait pas rater ça. Le passage au troisième millénaire étant une trop bonne occasion pour boire onze fois cul sec (sans compter les suppléments) après avoir porté des toasts ­ ainsi que le veut la vivace tradition russe ­, l'un des points de rassemblement transRussie sera la place Rouge.

Bière, vodka, champagne (russe), entre ces trois mamelles des gosiers russes, on ne choisira pas, d'autant que le mélange bière vodka est particulièrement efficace pour se bourrer la tronche jusqu'à tomber, but revendiqué de tout buveur russe normalement constitué. Et il est probable que c'est à quatre pattes, le nez dans la neige et la lucidité dans leurs talons que bien des Russes effectueront le passage à l'an 2000.

Rock et chansonnette. Dès l'après-midi donc, deux écrans géants disposés sur la place Rouge diffuseront en direct les images des fêtes organisées dans toute la Russie, au fur et à mesure que les villes arriveront du côté de minuit. Partout, on retrouvera ce mélange très populaire de variétés folkloriques et de bluettes disco. Sur la place Teatralnaïa (près du théâtre Bolchoï), un grand concert «rock around the clock» verra s'égrener pendant une douzaine d'he

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