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Libération

Les incidents se multiplient à la frontière de la GéorgieLes Russes veulent bloquer ce passage vital pour le ravitaillement des Tchétchènes.

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Publié le 31/12/1999 à 2h15

Moscou intérim

Alors que les projecteurs sont braqués sur Grozny, c'est dans le Sud, près de la frontière avec la Géorgie, que les affrontements se multiplient. Mercredi, c'est un ancien ministre de la Défense géorgien, Tengiz Ketovani, qui apparaissait sur toutes les chaînes de télévision russes pour affirmer qu'«au moins un millier» de «boïvikis» indépendantistes se trouvent en permanence sur le territoire géorgien, dont ils se servent comme «base dans la guerre qu'ils mènent contre les troupes fédérales russes». Même si cette déclaration ressemble davantage à une provocation personnelle de la part de cet ex-ministre pour affaiblir le président Edouard Chevardnadze, elle ne facilite pas les relations entre la Russie et l'ex-République soviétique devenue indépendante. Car, depuis le début de ce que les autorités russes s'attachent à ne pas considérer comme une guerre, les incidents dans les hautes montagnes sur le flanc sud de la Tchétchénie sont légion, et la Géorgie est montrée du doigt de façon de plus en plus menaçante par son grand voisin russe.

D'abord, des centaines de réfugiés ont réussi à passer à pied cette frontière, la seule à ne pas les mener en Russie. Puis les Russes se sont mis à bombarder par hélicoptère et «par erreur», comme ils l'ont maintes fois déclaré, le territoire géorgien juste de l'autre côté de la frontière. Selon les conclusions d'une enquête menée par une commission du ministère de la Défense russe, les militaires n'ont d'ailleurs pas reconnu a

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