Manchester (New Hampshire), envoyé spécial.
Mercredi soir, l'immeuble de brique rouge qui abrite les studios de Wmur-TV, la station locale de Manchester, au bord de la rivière Merrimack gelée, était le centre du monde. Tout du moins tel qu'il est perçu aux Etats-Unis. Dans une cohue de partisans, de conseillers et de journalistes, les sept candidats à la candidature à la Maison Blanche étaient rassemblés pour la dernière soirée de débats avant ce que les politologues du pays présentent comme «le rite le plus chéri de la vie politique américaine»: la «primaire» du New Hampshire, qui donne traditionnellement le départ officiel de la course à la Maison Blanche. Le 1er février, les électeurs de ce petit Etat du Nord-Est enneigé iront frigorifiés aux urnes pour désigner les deux hommes (pas de femme candidate) qu'ils estiment les mieux à même de défendre les couleurs, d'un côté, du Parti démocrate, de l'autre, du Parti républicain. Dans les semaines qui suivront, le même processus se répétera Etat après Etat (voir encadré).
Une série de chocs frontaux. Les primaires sont l'équivalent politique d'un championnat de football américain, une série de chocs frontaux, dans lesquels les candidats visent à éliminer leurs rivaux. Le but est d'engranger à chaque confrontation des délégués (le nombre dépend de la taille de l'Etat), qui choisiront le candidat lors des conventions de chaque parti en juillet-août. Le New Hampshire s'est toujours débrouillé pour être le premier de la nation à ser




