«Nous leur avons envoyé un message clair et net: l'heure du changement a sonné!» John McCain, sénateur de l'Arizona, a créé le premier événement politique de l'année en écrasant son rival, George W. Bush, dans la primaire du New Hampshire: 49% des électeurs républicains l'ont choisi comme candidat conservateur à la Maison Blanche en novembre, contre 31% pour Bush (et 13% pour le milliardaire Steve Forbes, 6% pour le candidat ultra Alan Keyes et 1% pour un autre ultra, Gary Bauer).
Le gouverneur du Texas, fils de président et candidat officiel de l'appareil républicain, a d'un seul coup perdu ses prétentions à l'invincibilité. Ni la supériorité écrasante de ses moyens financiers (il a reçu 67 millions de dollars, contre moins de 13 pour son rival), ni le soutien massif des notables conservateurs n'ont suffi à enrayer l'assaut de «McCain le rebelle», qui a mené une campagne «révolutionnaire» reposant à la fois sur sa biographie de héros de guerre, sa personnalité attachante, et un programme centré sur le rejet de la «politique de l'argent» et sur l'exigence d'intégrité personnelle.
Dominos. La victoire de McCain, attendue mais qui a surpris par son ampleur, justifie le pari qu'il avait fait en choisissant une «stratégie des dominos» d'Etat en Etat. Dès mercredi, il était en campagne en Caroline du Sud, champ de la prochaine bataille importante: la primaire du 19 février, où il peut espérer profiter de la dynamique créée dans le New Hampshire pour prendre d'assau




