Pékin, intérim.
Un homme s'est tué dans l'explosion d'une bombe hier après-midi vers 16 heures sur la place Tiananmen, haut lieu de l'activisme politique au coeur de Pékin. Selon un communiqué distribué par la police peu de temps après l'explosion, la victime aurait attenté à ses jours, blessant légèrement un touriste sud-coréen. L'homme, selon le communiqué, souffrait de «troubles mentaux». Li Xiangshan, paysan originaire de la province centrale du Hubei, aurait effectué des séjours en institut psychiatrique.
Hier après-midi, la police a immédiatement fermé la place et cerné le lieu de l'explosion de hautes palissades, à mi-chemin entre le monument aux Héros du peuple et la porte de la Paix céleste, d'où Mao Zedong saluait les foules de gardes rouges pendant la révolution culturelle. Les forces de sécurité arrêtaient également les voitures circulant sur les larges avenues qui entourent la place et vérifiaient l'identité des passants.
Les autorités ont refusé de se prononcer sur les motifs de l'acte désespéré et rien ne permet pour l'instant de relier ce «suicide» à une protestation d'ordre politique. La place Tiananmen, endroit hautement symbolique, est traditionnellement le théâtre de manifestations de protestation contre le régime. Les membres de la secte Falungong s'y rendent fréquemment pour protester contre la répression s'abattant depuis l'été dernier sur les adeptes de ce mouvement de qigong d'inspiration traditionaliste et bouddhiste. La dernière confrontation a eu lie




