Vienne, de notre correspondant.
Le boycott des élèves autrichiens n'aura donc pas lieu. Les 17 lycéens du Bundesgymnasium Rainergasse à Vienne, dont le séjour en France avait été annulé à la dernière minute par les familles d'accueil (Libération du 24 février), vont pouvoir bientôt mettre les pieds sur le sol français. Dès que l'affaire a été mise au jour, plusieurs lycées français se sont déclarés prêts à accueillir les malheureux parias. Un accord d'échange a été signé avec le lycée Gustave-Monot à Enghien-les-Bains (95). Puis le projet a été abandonné au profit d'un échange avec le lycée Fénelon de Paris. En septembre prochain ils seront dans la capitale française. Un mois plus tard les élèves français partiront pour l'Autriche.
Médiatisation. Riina, Anna, Judith, Peter, Livia, Agnes, et tous les autres élèves de la classe de première 7b du lycée de la Rainergasse, dans le IVe arrondissement de Vienne, sont aujourd'hui célèbres en Autriche. Passage à la télévision, articles dans les journaux, réception officielle donnée en leur honneur par l'attaché culturel français à Vienne,": en quelques semaines, ils sont devenus le symbole d'une politique européenne bégayante, à la recherche de sanctions capables d'être efficaces contre le gouvernement, sans pour autant blesser injustement ceux qui, dans la société, sont les premiers à se plaindre de cette alliance de la honte des conservateurs avec l'extrême droite. Le 24 février, le chef de la diplomatie française, Hubert Védrine, dé




