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Le système Echelon divise l'Europarlement. Des députés réclament une commission d'enquête sur le réseau d'espionnage électronique anglo-saxon.

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Publié le 31/03/2000 à 23h10

Bruxelles, correspondance.

Le Parlement européen va-t-il constituer une commission d'enquête sur le système d'espionnage électronique Echelon, auquel participent cinq pays anglo-saxons, dont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne? Rien n'est moins sûr. Et le débat organisé hier à Bruxelles n'a guère permis de faire avancer les choses. Seul résultat: les ministres de l'Intérieur des Quinze seront saisis le 29 mai de ce dossier à rebondissements.

Les Verts, emmenés par le Belge Paul Lannoye, ont toutefois réussi à recueillir le nombre de signatures nécessaire au dépôt officiel d'une demande de commission d'enquête. Parmi les 171 ralliés se trouvent notamment les communistes, la quasi-totalité des souverainistes, 15 socialistes (sur 180) et 11 démocrates-chrétiens (sur 232). Mais les deux grands groupes manquent à l'appel.

Le PPE (Parti populaire européen) est hostile à une commission d'enquête qui, selon la députée allemande Ewa Klamt, transformerait le Parlement en «théâtre pour James Bond». «Qui vont-ils inviter, s'est-elle moquée, le président des Etats-Unis, le chef des services secrets britanniques?» De son côté, le PSE (Parti socialiste européen), très divisé, ne prendra position que mercredi. Beaucoup plus réservé, le président du groupe, Enrique Baron-Crespo, a estimé qu'«une question aussi compliquée» ne se résolvait pas forcément par une commission d'enquête. Mais l'opposition la plus résolue vient des travaillistes britanniques, furieux du tollé suscité par ces «allégati

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