Stockholm, de notre correspondant.
Au deuxième jour de sa visite en Suède, qui prendra sa première présidence tournante de l'Union européenne début 2001, juste après la France, Jacques Chirac a tenté de convaincre le monde politique et économique suédois de rejoindre l'Eurolande rapidement. «L'euro est un formidable moteur de stabilité, c'est un moteur des échanges et il contribue à ancrer le projet européen dans la vie quotidienne de nos concitoyens», a déclaré le président français devant le parlement suédois. Il s'est aussi réjoui du succès remporté par le consortium aéronautique européen Airbus auprès de la compagnie scandinave SAS, après la confirmation de la commande de 22 appareils.
La visite, la première d'un président français depuis seize ans, s'est déroulée au mieux. A son arrivée, lundi, Chirac a eu la fine idée d'emprunter le nouveau train pour franchir la quarantaine de kilomètres qui séparent l'aéroport d'Arlanda de Stockholm, évitant ainsi de provoquer des troubles de la circulation qui n'auraient sûrement pas manqué d'agacer les Suédois qui ont l'égalitarisme chevillé au corps et ne sont pas habitués à ce que les hommes politiques se la jouent.
Le réchauffement des rapports franco-suédois est indéniable. Mais le véritable effet Chirac, s'il y en a un, se verra sans doute à la consommation de vin. En 1994, note le quotidien DN, 16,3 millions de litres de vins français avaient été vendus en Suède. L'été 1995, Jacques Chirac annonce la reprise des essais nucléaire




