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Libération

«Il faut changer la culture de ce pays». En Californie, toutes les communautés sont mobilisées pour durcir la loi.

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Publié le 13/05/2000 à 0h24

Los Angeles de notre correspondante

En ce 3 mai 1998, il y a juste deux ans, Tony Barnett, 25 ans, marche dans une rue de Palos Verdes, banlieue blanche, calme et prospère de Los Angeles où vit sa famille. Il n'a jamais eu la moindre arme, d'ailleurs la famille Barnett n'en possède pas. Plus tard, on va retrouver son corps criblé de balles. Les assassins n'ont toujours pas été identifiés, le crime reste inexpliqué. Dimanche, Sherry Barnett sera l'une des deux mères à prendre la parole à Los Angeles au cours de la «Million Mom March» qui se déroulera ici en même temps qu'à Washington.

Mères de victime. Après la mort de son fils, Sherry s'est engagée dans l'organisation locale Women Against Gun Violence (les femmes contre la violence des armes à feu). Elle a ainsi rencontré d'autres mères de victimes. En particulier celle du jeune Philippin tué par le néonazi qui avait attaqué, en août dernier, le jardin d'enfants juifs à Los Angeles. Depuis, la mobilisation a pris une ampleur nationale.

«Il y a vingt ans, les femmes ont manifesté contre l'alcool au volant qui faisait alors de nombreuses victimes mais on considérait que c'était des "accidents. Or, elles ont obtenu une législation très répressive contre les conducteurs en état d'ivresse et la diminution de ces "accidents, rappelle Sherry Barnett. Je crois qu'elles vont pouvoir aujourd'hui avoir le même effet et faire passer les lois contrôlant les armes à feu.» «J'ai rencontré plus d'une centaine de mères qui ont perdu un enfant

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