Pékin, de notre correspondante.
Le nouveau président taïwanais, Chen Shui-Bian, s'est montré résolument optimiste vendredi, à la veille de son discours d'investiture, attendu comme un signal de paix ou de guerre par les autorités chinoises. «Quand les gens vont entendre mon discours du 20 mai, ils seront pleins de confiance et d'espoir», a-t-il confié à la chaîne de télévision Formosa. L'allocution interviendra samedi, juste après les cérémonies d'investiture, et sera passée au crible par Pékin, mais aussi par les Etats-Unis, engagés, par un traité de 1979, à assurer la sécurité de Taiwan.
Les relations entre le continent chinois et l'île, considérée comme une «province rebelle» par Pékin qui prône la réunification, alors que la population de Taiwan souhaite dans sa majorité le maintien du statu quo, constituent l'un des pôles potentiels de dérapage dans la région. Et le détroit qui sépare les deux régimes chinois est l'une des zones de plus forte course aux armements. En dépit des propos rassurants des autorités politiques, l'armée taïwanaise sera placée en état d'alerte maximal jusqu'à lundi. Peu de représentants de gouvernements étrangers se risqueront à se rendre aux cérémonies taïwanaises, afin de ne pas s'attirer les foudres de Pékin, qui a lancé jeudi une mise en garde à tous les pays qui auraient de telles velléités.
Débats figés. Les autorités chinoises sont restées pétrifiées par l'élection de Chen Shui-bian, le 18 mars, qu'elles n'avaient apparemment pas du tout ant




