Tokyo correspondance
A quelques jours du sommet des pays riches, plus la Russie, le gouvernement japonais subit la pression des ONG et de ses adversaires politiques... Un quartier entier bloqué à l'aube par un convoi de limousines noires, encadré par des centaines de policiers: théâtre des dernières répétitions du dispositif de sécurité prévu pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G8, le centre-ville de Naha, la capitale d'Okinawa, semblait dimanche en état de siège.
Etat d'alerte. La veille déjà, plus de 7 000 manifestants venus protester contre la présence des bases américaines avaient fait monter la tension d'un cran, amenant le gouvernement de Tokyo à placer en état d'alerte les 20 000 hommes des forces de sécurité déployés dans l'île. Soit dix fois plus que d'ordinaire! Une véritable armada, qui attend avec inquiétude les manifestations prévues dans les jours à venir. A commencer par la chaîne humaine qu'ont décidé de former, jeudi, les opposants à la présence militaire américaine autour de la base aérienne US de Kadena, à mi-chemin entre Naha et Nago, la station balnéaire où se déroulera le sommet du 21 au 23. Pour le Premier ministre Yoshiro Mori, affaibli par le recul de sa majorité aux élections du 25 juin dernier, ces journées précédant la réunion sont donc celles de tous les dangers. Bien qu'elle ait donné aux forces antiémeutes des consignes strictes de fermeté, l'administration nipponne sait en effet qu'elle ne peut pas se permettre une bavure. L'on




