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Heidari, passeur à but non lucratif.

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Ce Kurde iranien réfugié en Suède a commencé par exfiltrer des combattants kurdes, puis s'est spécialisé dans le passage de clandestins.

Publié le 21/07/2000 à 2h26

Stockholm de notre correspondant

Trafiquant de réfugiés, Amir Heidari manie volontiers la provocation: «Moïse était le premier passeur. Mais en faisant traverser à pied sec la mer Rouge à son peuple, il n'a pas eu besoin de faux papiers. Aujourd'hui, on le mettrait en prison!» Actuellement, Amir Heidari purge une peine de deux ans et demi de prison près d'Uppsala, en Suède, pour faux et usage de faux. Mais on peut sans problème l'y joindre par téléphone et Amir Heidari raconte volontiers ce qui l'y a conduit. «Avec mon organisation Sohl («paix» en perse, N.D.L.R.), j'ai aidé en vingt ans quelque 230 000 réfugiés, iraniens surtout, à immigrer vers l'Europe de l'Ouest et le Canada. Rien qu'en Suède, j'ai dû en amener dans les 30 000», affirme-t-il. Les Suédois ont même voté une loi qui porte son nom et qui punit le trafic de réfugiés avec intention de s'enrichir. «Jamais je n'ai été condamné avec cette loi! Je tombe toujours pour faux et usage de faux car je ne fais pas ça pour l'argent.»

Exfiltrations. Tout a démarré pour lui en 1979. Amir Heidari était alors membre d'un parti kurde iranien qui s'opposait par les armes à la révolution islamiste de Khomeiny. Blessé aux jambes, il obtient l'asile politique en Suède, où il se fait soigner. Puis il commence à organiser l'exfiltration d'autres combattants blessés, via la Turquie, afin de les faire soigner en Europe. Puis il commence à faire venir leurs familles. «Ça a commencé petit à petit comme ça.»

Au début, Heidari assure qu'il a

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