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Poutine, électron libre au sommet d'Okinawa

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Le président russe n'a pas été convié aux réunions du G7.

Publié le 22/07/2000 à 2h28

Okinawa envoyés spéciaux

Pour sa première sortie internationale, Vladimir Poutine hésite entre guest-star et trouble-fête du sommet d'Okinawa. Le président russe n'a pas été convié aux premières discussions du G7, hier après-midi. Il n'a été que partiellement entendu dans sa démarche d'annuler une partie de la dette extérieure ­ 40 milliards de dollars ­ de son pays. Seule l'Allemagne, premier créancier du pays, a annoncé qu'un accord bilatéral de rééchelonnement de la dette russe devrait être signé le 26 juillet.

Il n'a guère eu plus de succès avec Bill Clinton, qui assiste au Japon à son dernier sommet des pays les plus riches. Poutine, qui était allé chercher le soutien de la Chine et de la Corée du Nord cette semaine, a réaffirmé son hostilité au projet de défense antimissile à longue portée (NMD, National Missile Defense) du Pentagone, sans convaincre le locataire de la Maison Blanche. Mais le dialogue se poursuit: «Les Etats-Unis et la Russie sont prêts à renouveler et accroître leur coopération sur les systèmes antimissiles de courte et moyenne portée», a affirmé hier un communiqué conjoint des deux puissances. Poutine avait déjà laissé entendre en juin qu'il était «disposé» à coopérer dans ce domaine. En échange, il feignait de croire que les Américains remiseraient le très coûteux projet de bouclier NMD. Une arme qui constituerait, selon lui, une violation de l'accord ABM, signé en 1972, et ruinerait surtout l'arsenal stratégique russe. Une arme que les Japonais dise

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