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Libération

Le naufrage du «Koursk»et de la fierté russe.

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La troisième tentative de sauvetage des 118 marins russes coincés au fond de la mer de Barents a échoué hier. Poutine accepte à contrecoeur l'offre d'aide occidentale.Les chances de sauvetage sont très minces.

ParAnne Nivat
Moscou de notre correspondante
Publié le 17/08/2000 à 3h29

Sur les écrans de télévision, ce sont toujours les mêmes images de mer grisâtre démontée, montrées et remontrées depuis trois jours. Aucun journaliste n'assiste en direct à l'opération de sauvetage de l'équipage du Koursk par la marine russe, donc il n'y a rien à montrer. Cependant, s'ajoutent à ces images de plus en plus de reportages sur les mères et fiancées de marins en larmes imaginant le calvaire des 118 hommes d'équipage du Koursk, qui a coulé samedi par 108 mètres de fond en mer de Barents.

Les sauveteurs qui tentent en vain de secourir les prisonniers du sous-marin nucléaire russe n'ont capté hier aucun signe de vie en provenance du bâtiment. «Il ne faut pas en conclure que le pire est arrivé», a déclaré le vice-Premier ministre Ilia Klebanov. Le commandant en chef de la Marine, l'amiral Vladimir Kouroïedov, a expliqué pour sa part que les stocks d'oxygène à bord «devraient être suffisants jusqu'au 25 août». Mais beaucoup, à l'état-major de la flotte du Nord, craignent déjà le pire car les coups frappés contre la coque par les marins auraient cessé. C'est l'analyse des services de renseignements américains qui ont fait savoir hier soir, sous couvert d'anonymat, n'avoir enregistré «aucun signe de survie». Deux sous-marins américains croisaient samedi à proximité du lieu de la catastrophe.

Demande d'assistance. Hier soir, malgré presque 24 heures d'efforts incessants, les engins de sauvetage russes n'avaient toujours pas réussi à s'arrimer à un sas de s

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