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Libération

Al Gore se dévoile.

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Malgré l'attention des médias, il ne rattrape pas son retard sur Bush.

Publié le 18/08/2000 à 3h31

Los Angeles envoyés spéciaux

Au quatrième jour, la convention démocrate attendait Al Gore. Le candidat a prononcé hier soir le discours le plus important de sa longue carrière politique, alors que les sondages montrent que la grande messe démocrate n'a toujours pas enrayé l'avance de son rival George Bush. Malgré l'attention des médias consacrés depuis lundi aux démocrates, George W. dépasse toujours Al Gore de 10 à 15 points. «Si Gore veut emporter l'adhésion du public, sortir de l'ombre de Clinton et des vagues de nostalgie qui ont submergé la convention démocrate, il ne peut compter que sur une seule personne: lui-même», écrivait hier le New York Times.

Personnalité. Al Gore a promis un discours substantiel, à la différence des «paillettes» de la convention républicaine. Son pari est à la fois de présenter son programme dans le «détail» tout en faisant découvrir sa personnalité aux Américains, «qui le connaissent sans le connaître». Pas moins de neuf «copains», dont son beau-frère, ainsi que sa femme sont venus témoigner des qualités humaines exceptionnelles du vice-Président.

La veille, déjà, sa fille Karenna Gore Schiff était venue raconter qu'elle avait «le meilleur papa au monde», qui lui faisait des toasts et du chocolat chaud quand elle avait passé la nuit dans un igloo. Tout pour humaniser ce candidat perçu comme un robot de la politique. Le colistier d'Al Gore, Joseph Lieberman, avait déjà fait, mercredi, un éloge appuyé et sans nuance du vice-Président : «Un visionn

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