A l'approche de la signature, lundi, d'un accord de paix négocié depuis deux ans sous la houlette de Nelson Mandela entre le gouvernement et divers mouvements rebelles, le Burundi entre dans une dangereuse effervescence. Samedi, des Hutus libérés d'un «camp de regroupement» près de la capitale ont été attaqués par l'armée en majorité tutsie dès qu'ils sont rentrés sur leur colline, dans la province de Bujumbura rural. Au moins trente-cinq d'entre eux ont été abattus, selon des témoignages recueillis hier par l'afp. Un porte-parole de l'armée a aussitôt rejeté la responsabilité de ce massacre sur des rebelles ayant «endossé l'uniforme pour semer la confusion». Il a également fait état d'une embuscade, lundi soir, dans laquelle deux soldats ont été blessés, et d'une attaque lancée, hier matin, contre une centrale hydroélectrique à une dizaine de kilomètres au sud de la capitale. Ces deux faits d'armes des rebelles ont été confirmés de source indépendante. Lundi, également, au moins trois grenades avaient explosé dans différents quartiers résidentiels de Bujumbura et, au centre-ville, un important marché avait été entièrement détruit par un incendie. Ainsi avait été «marqué» le jour de la conclusion officielle des négociations, une semaine avant la cérémonie de signature à Arusha, en Tanzanie, en présence du médiateur Nelson Mandela et de Bill Clinton en guise de parrain. Or, d'importants désaccords persistent entre le «G7», qui regroupe sept partis à dominante hutue, et le
Regain de violence au Burundi
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Négociation ardue pour un accord de paix, qui devrait être conclu lundi.
Publié le 23/08/2000 à 3h38
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