Bangkok de notre correspondant
L'enlèvement de touristes occidentaux et d'employés locaux sur l'île malaisienne de Sipadan, le 23 avril dernier, pourrait-il se reproduire? Non, si l'on en croit les autorités malaisiennes, qui ont déployé des unités paramilitaires dans l'Etat de Sabah, au nord-est de Bornéo, et sur les îles environnantes. Le Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad l'avait déjà affirmé, quelques jours après le kidnapping: «Les touristes ne craignent rien en Malaisie.» Mais les forces de sécurité malaisiennes ont beau être sur le pied de guerre, la nébuleuse d'îles qui s'égrènent entre Sabah et le sud des Philippines reste un terrain de chasse privilégié des pirates. Même le parlementaire local Yee Moh Chai estime qu'il est «fou de considérer qu'un tel enlèvement ne peut pas se reproduire (dans la zone, ndlr). L'environnement actuel, avec une présence énorme d'immigrants qui entrent et sortent librement de Sabah, est horrible».
Relais sur place. Des dizaines d'attaques à main armée par des gangs philippins ont eu lieu, ces dernières années, sur les villes côtières de Sabah ou sur les îles environnantes. Le plus souvent, les pirates arrivent par la mer sur des vedettes, se mêlent à la population locale, en majorité d'origine philippine, et font leur coup de main contre des banques ou des bijouteries après avoir neutralisé le poste de police local. Près de 500 000 Philippins vivent sur la côte est de Sabah et circulent librement entre le sud des Philippines et




