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Libération

Les milices attaquent l'onu a timor-ouest.

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Trois représentants étrangers du HCR ont été assassinés.

Publié le 07/09/2000 à 4h06

Bangkok de notre correspondant

Hier, pendant quelques heures, la ville d'Atambua, au Timor occidental, a vécu le même déferlement de violence qui avait ravagé le Timor oriental après le vote pour l'indépendance en août de l'an passé. Au moins trois employés étrangers du Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) ont été poignardés ou brûlés vifs par les miliciens anti-indépendantistes: un Ethiopien, un Américain et un Croate. Une trentaine d'autres employés d'organisations internationales ou d'ONG ont été évacués par hélicoptère à Timor-Est. Le tout sous le regard passif des militaires indonésiens chargés en théorie de la protection des travailleurs humanitaires dans cette ville devenue la base arrière des miliciens anti-indépendantistes, à quelques kilomètres de la frontière avec le Timor oriental.

Les miliciens anti-indépendantistes traitent les employés des agences internationales en ennemis, car ceux-ci travaillent au rapatriement des Timorais de l'Est déportés par les miliciens et l'armée indonésienne au Timor occidental en septembre 1999. Sur ces 260 000 «réfugiés», 150 000 ont regagné le Timor oriental; les autres continuent à vivre dans des camps où les milices font régner la terreur.

Assassinat. Dans la nuit de mardi à mercredi, Olivio Mendosa Moruk, un chef de milice, est mystérieusement assassiné à Atambua. La semaine précédente, celui-ci avait été officiellement déclaré suspect dans le cadre de l'enquête indonésienne sur les violations des droits de l'ho

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