C'est le premier succès sans équivoque pour le président philippin Estrada depuis le début de la crise des otages en avril. Humilié par une bande de rebelles, conspué par les Philippins quand il n'agit pas et critiqué quand il agit, mis sous pression par plusieurs gouvernements occidentaux, Joseph Estrada a retrouvé le moral quand il a appris, hier, que l'armée philippine avait libéré 12 otages sur les 17 qui restaient détenus par divers groupes de la nébuleuse Abu Sayyaf sur l'île de Jolo, dans le sud des Philippines. Les 12 évangélistes philippins ont été récupérés lundi et mardi par les marines après une série d'accrochages avec les hommes du commandant «Robot» au pied du mont Daho où sont retranchés les rebelles. «Il faut les exterminer le plus vite possible pour que la paix revienne à Mindanao (la région sud des Philippines)», s'est exclamé Estrada après l'annonce des libérations. Le commandant «Robot» détient toujours un Philippin, un moniteur de plongée capturé avec le groupe initial, le 23 avril sur l'île malaisienne de Sipadan. Un musulman américain, Jeffrey Schilling, et trois Malaisiens restent captifs de deux autres bandes armées. Les douze évangélistes philippins, surnommés les «guerriers de la prière», s'étaient rendus volontairement au début juillet dans le camp d'Abu Sayyaf, avec 35 sacs de riz en cadeau, pour prier avec les otages. L'offensive militaire, lancée après cinq mois de laborieuses négociations, commençait à faire l'objet de vives critiques. Après
Les douze évangélistes libérés à Jolo
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ParArnaud Dubus
Publié le 03/10/2000 à 4h59
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