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Europe et Asie se rencontrent en Corée

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Les 25 pays réunis à Séoul soutiennent le rapprochement entre Nord et Sud.

Publié le 21/10/2000 à 5h37

Séoul envoyé spécial

«La muraille de glace qui sépare la péninsule coréenne a commencé à fondre.» C'est sur ce constat optimiste que le président sud-coréen, Kim Dae-jung, a ouvert vendredi à Séoul le troisième sommet Euro-Asie (Asem). Le début de démantèlement de la dernière frontière de la guerre froide a été au coeur de cette rencontre, avec l'adoption d'une «déclaration pour la paix sur la péninsule coréenne», qui affirme le soutien des 25 pays membres de l'Asem (1) au processus de rapprochement, encore hésitant, entamé cet été entre la Corée du Sud et le régime stalinien de Corée du Nord. Tant Jacques Chirac, au nom de l'Union européenne que préside la France, que le Premier ministre britannique Tony Blair et son homologue thaïlandais Chuan Leekpai, ont salué la politique conciliatrice de Kim Dae-jung, le tout nouveau lauréat du prix Nobel de la paix.

Polyphonie. Mais ce virage historique est pris en ordre très dispersé par les Quinze. Jeudi, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont annoncé leur volonté d'établir des relations diplomatiques avec Pyongyang. Alors que, côté français, la normalisation n'est pas à l'ordre du jour avec ce que Chirac a appelé une «dictature indiscutable». Tout en minimisant les décisions de Londres et Berlin, qualifiées de «techniques», le président français ­ que Tony Blair n'avait pas pris soin de prévenir ­ attend de Pyongyang «un minimum de gestes» en matière de non-prolifération nucléaire «et de droits de l'homme» ­ manière de repousser la re

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