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Libération

L'union sacrée palestinienne.

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Le parti de Yasser Arafat tente de coordonner les combattants.

Publié le 27/10/2000 à 5h50

Gaza envoyé spécial

Chenilles enchâssées dans le bitume, deux automitrailleuses lourdement blindées balayent de leur tourelle les approches de la route. Barrage extrêmement dissuasif posté dès le matin à hauteur de la colonie juive de Kfar Darom, camp retranché bardé de béton, hérissé de clôtures électrifiées, planté au beau milieu de la bande de Gaza. L'armée israélienne interdit tout passage entre les villes du nord et les localités du sud de ce territoire sous contrôle de l'Autorité palestinienne depuis l'attentat à la bombe contre ses soldats lancée à l'aube, hier, par un militant du Jihad islamique. Opération suicide. Couvert de pains de dynamite, Nabil al-Rareer, un étudiant de 23 ans originaire des faubourgs de Soujahia, a enfourché son vélo avant de se précipiter sur une patrouille pour célébrer à sa façon le cinquième anniversaire de l'assassinat de l'émir Fathi al-Ashqaqy, ancien chef militaire du mouvement abattu à Malte par un commando israélien.

«Marionnette». Un seul soldat aurait été blessé. Mais l'avertissement ne saurait être pris à la légère. La vague terroriste qui a secoué les grandes cités d'Israël en 1996 reste dans tous les esprits. Pour Ilan Sztulman, porte-parole de l'armée israélienne, peu de doutes. Cette action «est une nouvelle marche» dans l'escalade. «Nos soldats sont souvent la cible de mines cachées sur les bords des routes», assure-t-il, «mais c'est le premier attentat-suicide depuis très longtemps.» Une opération prévisible depuis le bombarde

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