Alassane Ouattara a regagné son domicile. Après l'attaque dont il a été victime jeudi, ses gardes sont plus que jamais sur la défensive, fouillent les voitures des visiteurs, contrôlent leur identité. L'ancien Premier ministre d'Houphouët-Boigny a repris langue avec le nouveau président Laurent Gbagbo, mais l'hostilité de ceux qui se présentent comme des «Ivoiriens à 100 %» vis-à-vis de cet Ivoirien du Nord qui a passé une partie de sa vie au Burkina et aux Etats-Unis ne s'est pas évanouie en une nuit. Jugeant sa nationalité douteuse, la Cour suprême, présidée par un proche du général Gueï, l'avait exclu de la course à la présidence. Pour Ouattara et son parti, le RDR, l'heure est au deuil et à la réflexion avec, en ligne de mire, les législatives, prévues le 10 décembre.
On vous a vu ce matin donner l'accolade à Laurent Gbagbo...
C'est d'abord mon frère et mon ami.
Vendredi pourtant, ses militants et les vôtres s'affrontaient...
Oui, c'est vrai, et ce n'est pas terminé. Nous avons tous deux appelé au calme et nous continuerons de le faire. C'est une question de responsabilité, nous devons donner une image d'apaisement à la population.
Après les chasses à l'homme de la veille, peut-on parler de réconciliation?
Cela demandera beaucoup de travail. Nous considérons comme inadmissible que des éléments des forces de l'ordre se livrent à des chasses à l'homme. Notre armée doit être une armée républicaine, les forces de l'ordre ne doivent pas être mêlées à des brutalités de ce genre, leu




