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Al Gore ou George W. Bush: les recours à tiroirs

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Le résultat définitif n'est pas attendu avant la fin de semaine... et pourra être contesté devant la justice.

ParPatrick Sabatier
Washington envoyé spécial
Publié le 15/11/2000 à 6h35

Une semaine après le scrutin, la présidentielle 2000 ressemble de plus en plus à la machine infernale de l'impeachment lancé contre Bill Clinton il y a deux ans: une lutte pour le pouvoir sans merci, livrée à coups d'arguments juridiques et de déclarations médiatiques. Mardi, elle tenait par exemple à l'interprétation par un juge de Tallahassee d'un seul mot du code électoral de Floride: le gouvernement «devait-il» ignorer les résultats de bureaux qui n'auraient pas communiqué leurs résultats à 17 heures locales (23 heures à Paris), heure limite fixée par la secrétaire d'Etat (républicaine) de Floride, Katherine Harris; ou «pouvait-il» les ignorer comme les accepter? Décision: il le «peut».

Nervosité croissante. Le moment de vérité ne viendra en réalité pas avant la fin de la semaine. Al Gore et George W. Bush devront alors décider s'ils veulent porter la guerre au-delà du champ de bataille de Floride. Les deux camps ont à l'évidence de plus en plus de mal à maîtriser la tornade produite par la confusion croissante entre un système légal en voie d'être politisé, et un système politique en passe d'être paralysé par les procédures judiciaires. James Baker, le représentant de Bush en Floride, a eu beau rappeler mardi que «la prolongation de l'incertitude» avait des effets négatifs, comme le montrent la chute des cours à la Bourse de New York tout au long de la semaine, la nervosité croissante des partenaires internationaux des Etats-Unis, ou le report de la sess

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