Vienne de notre correspondant
Dix mois après son accession au pouvoir, l'extrême droite autrichienne est au plus bas de sa forme. Dimanche, lors des élections régionales du Burgenland, petite province au sud de Vienne, le parti de Jörg Haider (FP÷) a accusé un recul de presque 2 % par rapport à 1996, n'obtenant que 12,6 % des suffrages.
Cet échec électoral vient s'ajouter aux résultats catastrophiques obtenus le 15 octobre aux élections du Land de Styrie, où le FP÷ avait perdu 4,7 % de son électorat. Avec 35,3 %, le parti conservateur du chancelier Wolfgang Schüssel (÷VP), qui gouverne en coalition avec le FP÷, régresse lui aussi, mais plus légèrement (0,8 %), tandis que les deux partis d'opposition (au niveau national) le SP÷ (sociaux-démocrates) et les Verts progressent.
Depuis qu'il a quitté son rôle de parti d'opposition, où sa démagogie ne rencontrait aucune limite, le FP÷ décline. La valse de ses ministres, dont trois sur six ont démissionné en moins d'un an, mais surtout la mise en place d'une politique d'austérité par le gouvernement ont fait perdre à l'extrême droite une grande partie de ses attraits. L'augmentation du prix des autoroutes, la baisse des remboursements des soins médicaux et le recul de l'âge de la retraite ont refroidi un électorat auquel Haider promettait, il y a un an, la baisse des loyers et de la facture d'électricité.
Quant au succès des sociaux-démocrates, il s'explique principalement par la fidélité de leur électorat. Avec Vienne, le Burgenlan




