Madrid de notre correspondant
Comme le ministère de l'Intérieur l'avait annoncé, L'ETA semble disposer d'un commando «stable» en Catalogne, où on déplore depuis hier la troisième victime en seulement un mois. Après les assassinats de l'ancien ministre socialiste Ernest LLuch, le 21 novembre, et de Cano Consuegra, conseiller municipal du Parti populaire (PP), plombier de profession, jeudi, c'est au tour d'un policier municipal de tomber sous les balles de l'organisation armée basque.
Surprise. A en croire la police, la victime, mariée et père de deux enfants, abattue de deux balles dans le front et dans la poitrine tôt dans la matinée, n'était pas la cible choisie à l'origine par les etarras. Juan Miguel Gervilla Valladolid, policier municipal à Barcelone, aurait été exécuté pour avoir surpris deux membres du commando, alors que ces derniers se trouvaient à bord d'une Fiat Uno rouge, contenant de fausses plaques d'immatriculation, ainsi que de cinq à six kilos d'explosifs dans le coffre. Au terme de ce nouvel attentat, qui porte à vingt-trois le nombre de victimes depuis la rupture de la trêve en décembre 1999, le ton de l'exécutif espagnol reste celui de l'intransigeance. Hier, devant les Cortès le parlement espagnol , José Maria Aznar s'est montré féroce contre «cette spirale de la terreur faite par des gens qui ne représentent plus qu'eux-mêmes» et qui, malgré leurs efforts, ne feront «pas fléchir la démocratie espagnole». De son côté, Jaime Mayor Oreja, ministre de l'Int