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Libération

Putsch raté en Côte-d'Ivoire: le Nord montré du doigt.

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Pas d'accusation ethnique, assure néanmoins Abidjan.

Publié le 10/01/2001 à 21h39

Abidjan de notre correspondante

Qui se cache derrière le putsch manqué de la nuit de dimanche à lundi? Tout en évitant prudemment les accusations trop directes, le gouvernement ivoirien a déjà donné un début de réponse à cette épineuse question. Les indications apportées par différents ministres pointent toutes dans la même direction: le nord de la Côte-d'Ivoire, fief de l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara. Parmi la trentaine d'attaquants arrêtés, beaucoup portent des noms nordistes, certains ont des papiers de pays de la frontière septentrionale.

Le ministre de la Défense a également expliqué qu'un convoi de 4 x 4 d'hommes en armes escortant une Mercedes noire et descendant du nord avait été stoppé, avant de se dissoudre dans la nature du côté de Kong, village paternel de la famille Ouattara. Toujours selon les autorités, la première attaque «terroriste» à Abidjan a été lancée non loin de la rue Lepic, où se trouve le siège de son parti, le Rassemblement des républicains (RDR), et un groupe d'assaillants s'est rendu à la prison d'Abidjan pour libérer des responsables. «Le RDR est lassé d'être le bouc émissaire des pouvoirs successifs dès que ceux-ci sont confrontés à des crises de toute nature», s'est plaint hier le porte-parole du parti, qui affirme n'être mêlé ni de loin ni de près à un événement qu'il condamne.

Parfait coupable. Alassane Ouattara, qui ne cesse de réclamer de nouvelles élections présidentielle et législatives, fait figure de parfait coupable, selon l

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