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Libération

Kabila, la vengeance du Nord-Kivu

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Le président congolais aurait été tué par d'ex-compagnons d'armes.

Publié le 22/01/2001 à 22h02

L'ombre du Kivu, la région frontalière du Rwanda d'où était partie, en 1996, la rébellion contre Mobutu, plane au-dessus du cercueil de Kabila. Les mânes d'André Kisase Ngandu, l'ancien compagnon de Kabila qui fut le premier à entrer à Goma, au Nord-Kivu, avant d'être assassiné, ont dû s'agiter quand a été rendu public hier le communiqué d'un groupe de militaires se présentant comme de «jeunes résistants du Conseil national pour la résistance et la démocratie», ou CRND, la formation que dirigeait Kisase.

Si l'on en croit ce communiqué daté du 18 janvier, le meurtre de Kabila serait une vengeance de ses anciens compagnons ou de ce qu'il en reste. Les «jeunes résistants» se déclarent en tout cas «totalement solidaires du geste héroïque de [leur] frère d'armes Rachidi, qui s'est sacrifié pour mettre fin aux jours de Kabila, ce monstre sanguinaire». Kasereka Rachidi, le garde du corps qui a porté le coup fatal, serait lui-même originaire du Nord-Kivu.

Les partisans de Kisase Ngandu ont toujours pensé que Kabila et le Rwanda avaient commandité son meurtre. La suite des événements a montré que l'ex-président congolais n'était pas fidèle en amitié. Quatre hommes étaient à la tête de l'Alliance des forces armées (AFDL) formée en octobre 1995 et qui a mené Kabila au pouvoir. Kisase fut assassiné en janvier 1997. Masasu Minitaga Nindanga fut jeté en prison peu après la prise de Kinshasa, en mai 1997. Deogracias Bugera a fui le Congo pour l'Afrique du Sud après avoir tenté un putsch cont

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