Hong-kong envoyé spécial
«To ban, or not to ban («interdire ou pas»)»: ce titre du quotidien Hong Kong iMail présente en termes shakespeariens le dilemme des autorités de la «région autonome spéciale» de Hong-kong, soumises à de fortes pressions du gouvernement central de Pékin pour sévir contre la secte Falungong. La responsable de la sécurité du territoire, Regina Ip, a apporté un début de réponse, jeudi, en annonçant qu’elle plaçait sous surveillance un mouvement qu’elle accuse d’être «bien organisé et de diriger ses flèches contre le gouvernement central». Un possible premier pas vers l’interdiction du Falungong, légalement enregistré à Hong-kong comme groupe spirituel et qui n’a jusqu’ici violé aucune loi locale, alors qu’il est interdit en Chine continentale depuis juillet 1999.
Crédibilité. Cette affaire, d’autant plus importante qu’elle est traitée personnellement par le président chinois, Jiang Zemin, qui veut en finir avec le Falungong, soumet l’autonomie de Hong-kong envers Pékin à ses plus fortes pressions depuis le retour du territoire à la Chine, le 1er juillet 1997. Signe de la tension, deux adeptes de Falungong, qui distribuaient des tracts dans la rue, ont été agressées et blessées vendredi. Une violence inhabituelle dans le territoire. Martin Lee, leader du Parti démocratique de Hong-kong, considère ainsi que l’exécutif local n’a aucune raison de céder aux pressions de Pékin et qu’il y joue sa crédibilité: «Il marque des points ou il perd.»
Ce bras de fer inte




