Les détenus de l'Etat de São Paulo ont accepté hier à la mi-journée (hier soir à Paris) de libérer leurs otages, plus de vingt-quatre heures après le début de leur mutinerie, qui a fait une douzaine de morts, principalement dus à des règlements de comptes entre prisonniers. Aux termes de l'accord passé avec les autorités, les forces de police, accompagnées d'une commission chargée de veiller au respect des droits de l'homme, devaient réinvestir les pénitenciers une fois que tous les otages seraient sortis. Hier soir, la police militaire avait repris le contrôle des 29 centres pénitentiaires qui s'étaient mutinés.
Rio de notre correspondant
Dimanche midi, le Premier Commando de la Capitale (PCC), la principale mafia de São Paulo, s'est payé un coup d'éclat sans précédent dans l'histoire des prisons brésiliennes: 25 000 détenus ont au même moment pris le contrôle de 29 pénitenciers de 18 villes dans tout l'Etat de São Paulo. 7 000 personnes, pour la plupart des parents et des amis venus en visite dominicale et une centaine d'agents pénitentiaires, ont été retenues par les mutins. En coordonnant cette action massive, le PCC a surpris tout le monde. Le ministre de la Justice José Gregori lui-même l'a reconnu: «Personne n'imaginait que cette association de malfaiteurs avait atteint un tel niveau d'organisation.»
Le PCC est une mafia de braqueurs de banques et de fourgons transporteurs de fonds, qui domine le trafic de cocaïne dans les prisons de São Paulo, et y fait régner l'ordre p




