Johannesburg
de notre correspondante
L'annonce, hier, de l'exécution de Marietta Bosch a choqué Pretoria. Cette Sud-Africaine blanche de 50 ans a été pendue samedi à l'aube, à la prison centrale de Gaborone, capitale du Botswana. C'est dans ce pays voisin, où elle résidait, qu'elle a été condamnée à mort en 1999 pour le meurtre, trois ans plus tôt, de son amie et compatriote Maria Magdalena Wolmarans. Quelques mois après l'assassinat, Marietta Bosch avait épousé le veuf de la victime.
La famille Bosch et les militants des droits de l'homme en Afrique du Sud ne s'attendaient pas à une exécution avant la fin de ce mois. Malgré ses protestations d'innocence et la célébrité de son avocat, le Britannique Desmond da Silva, sauveur de plusieurs condamnés à mort, Marietta Bosch a été jugée coupable. Son recours en appel ayant été rejeté le 30 janvier, elle ne pouvait plus compter que sur une grâce du président botswanais, Festus Mogae, qui l'a refusée.
Etat souverain. Ce sont pourtant les autorités sud-africaines qui ont «déçu» l'époux de Marietta. A plusieurs reprises, le ministère des Affaires étrangères a répété l'an dernier son refus de s'immiscer dans les «affaires intérieuresÊd'un Etat indépendant et souverain». Azi Kambule, Sud-Africain de 17 ans condamné à mort, en 1996, dans l'Etat du Mississippi (Etats-Unis) pour complicité d'homicide, n'avait pas non plus été assisté par son pays. Seul l'archevêque Desmond Tutu avait envoyé, à titre personnel, une lettre en sa faveur. Finalem




