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Libération

Au Japon, la sortie sans gloire de MORI.

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L'impopulaire Premier ministre contraint de se retirer.

Publié le 07/04/2001 à 0h25

Tokyo de notre correspondant

Poussé vers la sortie par ses propres conseil lers, le très impopulaire Premier ministre japonais, Yoshiro Mori, a décidé vendredi de démissionner dès que son Parti libéral-démocrate (PLD) aura élu un nouveau président pour lui succéder. Discrédité par ses gaffes répétées, le chef du gouvernement nippon avait annoncé en début de semaine l'organisation d'élections au sein du PLD le 24 avril, au lieu du mois de septembre. Le nouveau cabinet ­ le neuvième depuis 1990 ­ devrait entrer en fonction juste avant la golden week, la semaine de congés que les entreprises nippones accordent début mai à leurs employés.

L'agonie politique de Mori n'en finissait plus. Le Premier ministre nippon s'est accroché jusqu'au bout au fauteuil dans lequel il s'était installé en mai 2000, après le décès brutal de son prédécesseur, Keizo Obuchi. Cette promotion inattendue avait alors été le résultat de tractations secrètes entre les kuromaku (les «pontes») du PLD, sans aucune consultation de la base. Plusieurs de ces kuromaku mal inspirés ont été peu après éclaboussés par des scandales financiers. Dès lors, de nombreuses voix se sont élevées au sein du Parti libéral-démocrate pour réclamer l'élection d'un nouveau leader.

Mais la paralysie politique qui affecte l'archipel (lire ci-contre) semble devoir se prolonger. Depuis un mois, les différents clans du parti se livrent une bataille dont il est peu probable que sorte vainqueur un vrai réformateur. Toutes les personnalités é

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