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Libération
Interview

«La réconciliation ne se décrète pas»

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Publié le 12/04/2001 à 0h27

Santiago de notre correspondant

La France est au programme du président chilien Ricardo Lagos, entre deux rendez-vous nord-américains. Après une rencontre avec George Bush à Washington, il s'envolera vers Paris pour une visite officielle de quarante-huit heures. Et il se rendra ensuite au Canada pour assister au sommet des Amériques. Socialiste, Ricardo Lagos a été élu en janvier 2000 président de la République puis investi en mars, après s'être imposé de justesse au second tour de l'élection présidentielle. Il appartient à la «Concertacion», coalition de centre gauche au pouvoir depuis 1990. Fervent détracteur de Pinochet pendant la dictature, il a été détenu pendant trois semaines en 1986, après l'attentat raté contre l'ancien dictateur. Avec le retour de la démocratie, il a occupé les fonctions de ministre des Travaux publics, avant de se voir confier, en 1994, le portefeuille de l'Education par le président de la République sortant, Eduardo Frei.

Sa première année de mandat présidentiel a notamment été marquée par la gestion de la crise économique qui a frappé le pays fin 1998 et par les déboires judiciaires de l'ancien dictateur chilien qui continuent de générer de fortes tensions politiques à l'intérieur du pays.

Considérez-vous l'inculpation d'Augusto Pinochet comme une sorte de condamnation morale?

L'inculpation d'Augusto Pinochet illustre le fonctionnement des institutions judiciaires au Chili. Personnellement, j'ai été un opposant à Pinochet et je crois qu'une très gra

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