Québec envoyés spéciaux
Inutile de chercher le McDonald's du centre-ville de Québec. Dans la nuit de jeudi à vendredi, ses patrons ont fait disparaître lettre par lettre l'enseigne du restaurant et tout signe matériel permettant de l'identifier.
Une mesure judicieuse, lorsque l'on sait que la rue Saint-Jean, en bordure du périmètre de sécurité, risque de devenir le lieu de ralliement privilégié des manifestants tout au long du week-end. Mais les opposants à la zone de libre-échange des Amériques n'ont pas attendu l'ouverture officielle du sommet, qui réunit, depuis vendredi soir, 34 chefs d'Etat et de gouvernement du continent, pour faire entendre leur voix. Dès jeudi soir, une marche aux flambeaux a réuni plusieurs centaines de jeunes manifestants radicaux qui ont convergé vers le centre-ville et ont festoyé, autour de braseros et sur fond de rap.
Vendredi, les actions se sont multipliées. Dans la vieille ville, à l'endroit même où s'est achevé jeudi le contre-Sommet des peuples, une journée de sensibilisation était organisée par les groupes non violents. Toute la nuit, dans les locaux de l'université Laval, les organisations les plus radicales, telle la Clac (Convergence des luttes anticapitalistes), ont dirigé des ateliers, afin de former des groupes à la désobéissance civile mais aussi à l'«action directe».
Près de 7 000 policiers, rejoints par un millier de militaires, étaient sur le qui-vive. Plusieurs milliers de manifestants ont convergé vers le périmètre de sécurité en




