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Libération

Hégémonie Labour sur le Royaume-Uni.

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Avec 44% des voix, la victoire du parti de Blair est écrasante.

Publié le 08/06/2001 à 1h11

Londres envoyés spéciaux

Après quatre ans de pouvoir et quatre semaines de campagne rondement menées, Tony Blair a remporté hier une nouvelle victoire historique. Selon les sondages sortie des urnes de la BBC et d'ITV, le Premier ministre retrouverait une majorité écrasante, comparable à celle obtenue en 1997. Jamais dans l'histoire politique britannique, les travaillistes n'ont gagné deux mandats successifs avec des marges aussi conséquentes. Au vu des premières estimations de la BBC, le Labour recueille 44 % des suffrages, contre 32 % aux conservateurs et 17 % aux libéraux-démocrates. Des chiffres presque identiques au précédent scrutin, comme si Blair avait défié l'usure du pouvoir. Seul bémol: le taux de participation ­ 63 %, contre 71 % en 1997 ­ le plus faible depuis 1918, d'après les premières indications. «Cela témoigne d'un manque de choix clair entre les deux grands partis», estime Tony Travers, professeur à la London School of Economics.

La santé et l'école. Les conservateurs sont laminés pour la deuxième fois. La guerre de succession est déjà ouverte pour remplacer William Hague, rendu responsable de la déroute. Sa campagne populiste, antieuropéenne et parfois xénophobe a suscité des critiques grandissantes de l'aile modérée du parti, sans répondre aux préoccupations réelles des Britanniques, à la différence de Blair, qui a centré son message sur la rénovation des services publics, notamment la santé et l'école. Les Britanniques ne paraissent pas lui avoir tenu rig

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