Comme promis, le Premier ministre d'Irlande du Nord, David Trimble, a démissionné hier, mettant une nouvelle fois en danger le processus de paix dans la province britannique. Trimble, chef du principal parti protestant et prix Nobel de la paix, entend par ce geste faire pression sur l'IRA (Irish Republican Army, aile paramilitaire des républicains de Sinn Féin) pour qu'elle «rende ses armes». Trimble a reconnu que sa stratégie était «risquée» mais «va lable».
Selon un ballet désormais classique, les républicains, qui maintiennent une trêve depuis août 1997, ont refusé de céder aux ultimatums du leader protestant. La décision de Trimble plonge le nord de l'Irlande dans une incertitu de lourde de dérapages à quel ques jours des marches des sectes protestantes orangistes, sources habituelles de conflits et de violences. Pendant six semaines, selon la loi nord-irlandaise, la charge de Trimble sera assurée par l'un de ses adjoints, sir Reg Empey. Mais, au terme de cette période, si un compromis n'est pas trouvé permettant à Trimble de revenir à son poste, l'Assemblée locale serait dissoute, et de nouvelles élections organisées. Au risque de ramener une majorité protestante opposée à l'accord de paix, alors que la communauté catholique minoritaire soutient sans coup férir depuis 1998 le processus de partage de pouvoir à Belfast.
Les Premiers ministres britannique et irlandais, Tony Blair et Bertie Ahern, parrains attentifs de cette fragile paix, ont dit regretter la décision de Trim




