L'entourage d'Abdelaziz Bouteflika avait fait le forcing pour que le président algérien se rende aux Etats-Unis et y soit reçu par George Bush. Une manière de redorer un blason bien terni, d'asseoir son pouvoir face aux «décideurs» militaires et de... signifier son courroux à une France accusée de ne plus détourner le regard sur les exactions commises par le régime contre la population algérienne. Reçu jeudi par George W. Bush, le vice-président Dick Cheney et le secrétaire d'Etat Colin Powell au cours d'une visite de 48 heures, Bouteflika a pris soin de dire tout ce qui est susceptible de séduire Washington. C'est-à-dire d'énumérer tout ce qu'il n'a pas fait en deux ans mais qu'il ne manquera pas de faire: «Poursuivre les réformes économiques et politiques pour parachever le passage de l'Algérie à une économie de marché dynamique et créatrice d'emplois et de richesse, et établir définitivement un Etat de droit.» Il n'a pas précisé si les récentes restrictions à la liberté de presse et les interdictions de manifester, pour ne citer que ces deux exemples, s'inscrivaient dans ce cadre. Il a aussi réclamé des armements aux Etats-Unis dont la priorité affichée est d'assurer leur approvisionnement en hydrocarbures et dont les investissements dans ce secteur en Algérie s'élèvent à 3,7 milliards de dollars et devraient atteindre 5 milliards en 2005. Devant la Maison Blanche, une centaine de manifestants agitaient des banderoles demandant d'en «finir avec le régime fasciste algérien
Bouteflika reçu aux Etats-Unis
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ParJosé GARÇON
Publié le 14/07/2001 à 0h04
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