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Libération

La guérilla maoïste assiège le Népal

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Le pouvoir peine à enrayer l'avancée. L'armée aurait tué 160 rebelles.

Publié le 16/07/2001 à 0h05

Le Népal s'enfonce dans la crise: 160 guérilleros maoïstes tués ce week-end, 40 policiers tués et 70 enlevés la semaine dernière. Pour la première fois, l'armée, à la demande du nouveau roi, est intervenue massivement contre la guérilla maoïste, qui depuis six ans mène une insurrection violente dans le petit royaume himalayen.

Démocratie populaire. Cette opération dans les fiefs maoïstes, à l'ouest de Katman-dou, se serait soldée, selon les militaires, par le meurtre de plus de 160 guérilleros au cours de plusieurs affrontements et trois soldats blessés. Les maoïstes n'ont pas confirmé ces pertes mais ont revendiqué l'enlèvement de 70 policiers, qu'ils proposent d'échanger contre leurs militants emprisonnés.

L'armée serait intervenue à la demande du roi Gyanendra, intronisé après le massacre d'une grande partie de la famille régnante en juin dernier par le prince héritier, Dipendra. Seules les forces de police, complètement dépassées, luttaient contre les maoïstes, qui tiennent près de 25 % du royaume, et dont l'insurrection a fait près de 2 000 morts en cinq ans. Les maoïstes du Parti communiste du Népal, dirigé par leur leader, Prachanda, veulent instaurer une démocratie populaire de stricte observance à la place de la monarchie. Dans les zones libérées qu'ils tiennent, ils ont exécuté tous les représentants du pouvoir et tous ceux qu'ils considèrent comme des «ennemis de classe», policiers, usuriers ou propriétaires terriens. En contrepartie, ils organisent des écoles, des

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