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Libération

Mohammed VI revient en scène après deux ans de règne.

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Le roi du Maroc entend créer un Institut berbère.

Publié le 01/08/2001 à 0h18

Deux ans après l'enthousiasme soulevé par son intronisation, Mohammed VI savait que le discours marquant cet anniversaire était très attendu. Mezzo voce, hommes d'affaires étrangers et chancelleries ne cachaient plus le désenchantement, voire l'inquiétude que nombre de Marocains expriment tout haut dans leur pays. Immobilisme, impression d'un retrait du roi, déficit d'autorité, bouderie des investisseurs étrangers et léthargie des «nationaux», non-renouvellement des partis politiques qu'un abîme sépare des couches sociales qui les ont soutenus... On semblait loin des formidables espoirs de changement suscités par l'avènement et les gestes de rupture de ce roi, jeune, qui, pendant quelques mois, avait donné un coup de vieux à un gouvernement socialiste taxé d'attentisme.

Priorités. Dans ce contexte, le discours de Mohammed VI, lundi, aura donné l'impression que le successeur de Hassan II cherche à reprendre l'initiative... et répond aux critiques. Notamment en plaçant le développement économique au centre de ses priorités. Trois jours avant, déjà, il avait nommé neuf nouveaux walis (préfets), qui sont tous des gestionnaires chevronnés choisis, contrairement aux habitudes, hors des cadres du ministère de l'Intérieur. Ces nouveaux responsables ont été chargés de sortir l'administration locale de son immobilisme et de tout faire pour relancer l'économie régionale.

Berbères. Lundi, rien n'aura donc manqué. Ni la confirmation d'une volonté de rupture par une symbolique forte: fêter

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