Durban envoyée spéciale
Un cordon de policiers séparait hier matin deux manifestations qui se faisaient face sans s'entendre. D'un côté, un groupe de Palestiniens en keffiehs avec des banderoles contre «l'apartheid en Israël», soutenus par des Sud-Africains noirs. De l'autre, des jeunes Blancs, juifs sud-africains pour la plupart, reprenant en choeur la chanson de John Lennon Give Peace a Chance, des fleurs à la main. Dans la cohue, certains brandissaient des pancartes affirmant que «ceci n'est pas une conférence sur le racisme, ceci est une conférence raciste». Le Syndicat des avocats arabes (ALU) s'est fait remarquer par ses brochures juxtaposant l'étoile de David et la croix gammée nazie. Une propagande indigne de la conférence, a estimé l'Irlandaise Mary Robinson, haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, qui, en réaction, s'est déclarée «juive».
Enjeux. En préalable à l'ouverture officielle, aujourd'hui, de la Conférence mondiale des Nations unies sur le racisme, qui durera toute une semaine à Durban, un forum parfois houleux des ONG s'est déroulé sous des tentes, dans un stade. Deux jours pendant lesquels les enjeux de la conférence ont été esquissés par quelque 7000 représentants de la société civile: le conflit israélo-palestinien, le système des castes et les réparations au titre de l'esclavage, une question chère aux délégués africains-américains, nombreux à avoir fait le déplacement et déçus que les Etats-Unis n'aient envoyé aucun délégué offici




