Durban envoyée spéciale
Deux jours après l'adoption de la déclaration finale des Organisations non gouvernementales (ONG), le document officiel n'était toujours pas publié. Raison avancée par la Coalition des ONG sud-africaines (Sangoco), organisatrice du forum des ONG: les travaux laborieux de la commission chargée de la mise au propre des amendements proposés avant la clôture du forum. En fait, les accusations de «génocide» et «d'apartheid» portées contre Israël semblent avoir contraint les Nations unies à un ultime effort de temporisation, jusqu'à l'annonce du retrait de la délégation gouvernementale américaine.
Controverse. De retards en polémiques, une confusion totale a régné hier dans les couloirs du centre de conférences international de Durban. Certains représentants des ONG ont affirmé ne pas avoir adopté un texte accusant Israël de génocide qu'ils n'avaient de toute façon pas vu, les autres tentant de minimiser la controverse provoquée par la condamnation de l'Etat hébreu. Amnesty International, Human Rights Watch et la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), ont pris leurs distances par rapport au document, tout en soulignant son caractère foncièrement positif. Irene Kahn, la secrétaire générale d'Amnesty, a insisté sur le fait que la déclaration finale ne devait pas être prise pour autre chose que ce qu'elle est, c'est-à-dire «une compilation des voix des victimes, qui ont le droit de s'exprimer». Et ce, même si le vocabulaire utilisé à propos d'Is




