Rome intérim
Il faudra attendre quelques jours pour connaître le lieu du sommet de l'organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) qui devait initialement se tenir à Rome, du 5 au 9 novembre. Le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a enfin rompu le silence hier en acceptant d'étudier la proposition du gouvernement italien qui, pour des raisons de sécurité, souhaite déplacer le sommet quinquennal sur la faim dans le monde. «La FAO est prête à considérer toutes les propositions de lieux alternatives à condition que soit maintenue la date prévue», a-t-il déclaré aux journalistes. Le désir du gouvernement italien de déplacer le sommet de la FAO, par crainte de voir se reproduire les violences du sommet du G8 à Gênes, suscite depuis des semaines une vive polémique dans le pays. Plusieurs lieux sont déjà évoqués à quelques kilomètres de Rome, le favori semblait être hier la ville thermale de Fiuggi, à une heure de la capitale. «Le choix sera fait par la FAO après consultation du gouvernement italien», a indiqué Jacques Diouf, qui insiste sur la nécessité d'un lieu capable d'accueillir plusieurs milliers de personnes. Une solution qui ne protège pas le gouvernement italien de possibles manifestations à Rome. Pour parer à toute éventualité, le ministre des Relations avec le Parlement, Carlo Giovanardi, a déclaré hier que les manifestations seraient interdites dans le centre de la capitale. Emois de l'opposition qui rappelle que le droit de manifeste




