Les 438 demandeurs d'asile du Tampa ont quitté hier l'Australie pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée, d'où, en principe, ils s'envoleront vers la Nouvelle-Zélande et l'île de Nauru, en Micronésie. Après avoir traversé le Pacifique sur une embarcation indonésienne, puis été secourus par un cargo norvégien, le Tampa, sur lequel ils sont restés bloqués une semaine au large de l'île australienne de Christmas, l'odyssée des réfugiés du Tampa est donc loin d'être terminée. Si le navire de transport de troupe australien sur lequel ils ont été transbordés a bien appareillé, la suite de l'opération est suspendue à une décision de justice. Le tribunal fédéral de Melbourne, saisi par l'Association pour la défense des droits civiques, pourrait encore décider mercredi de contraindre le bateau autralien, le Manoora, à rebrousser chemin pour laisser les réfugiés débarquer... en Australie.
Pays d'asile. S'ils arrivent au bout de leur voyage, la demande d'asile des réfugiés, en majorité afghans, sera examinée en Nouvelle-Zélande et à Nauru. La Nouvelle-Zélande a la réputation d'être un pays d'asile digne de ce nom. Nauru, une île de 21km2 au milieu du Pacifique, manque en revanche de charme. Ce bout de terre où même l'eau et la nourriture sont rares, n'a pas grand-chose à offrir. Les réfugiés devraient donc être ensuite dirigés vers d'autres pays.
Sondage. Pour Canberra, l'opération est presque bouclée. Le gouvernement australien a été internationalement critiqué pour son intransigeance, mais, à




