Durban envoyée spéciale
Il n'y a pas qu'à Durban que la pression monte. A Paris, le Premier ministre Lionel Jospin a rappelé hier la position de la France. «Si l'assimilation entre sionisme et racisme devait subsister, a-t-il affirmé, la question du départ de la France et de la délégation deÊl'Union européenne serait immédiatement posée, en concertation avec nos partenaires européens.» Reprise, amplifiée et dramatisée par de grandes chaînes de télévision américaines, cette déclaration a semé le trouble à Durban. Démentie par la délégation française, une rumeur a toutefois circulé sur le départ ferme de la France...
Condamnation globale. Hier soir, le succès de la conférence mondiale des Nations unies sur le racisme restait suspendu à l'issue des discussions, qui se tiennent à huis clos, sur la mention qui sera faite d'Israël et de la Palestine dans le texte de la déclaration finale. Ces négociations se révèlent particulièrement difficiles, selon une source proche de la délégation européenne, en raison du forcing auquel se livrent les pays arabes. Désormais représentés par Nasser al-Qidoua, le chef de la mission permanente de la Palestine auprès des Nations unies, qui a pris hier le relais d'Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, ces pays ajoutent de nouveaux amendements à chaque fois qu'un pas est fait dans le sens du compromis. Hier, le représentant de l'OLP en Afrique du Sud, Suleiman al-Hersee, a laissé entendre que si les Européens partaient, la conférence pourr




