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Libération

Nicaragua : duel sandiniste-liberal

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Les deux partis au coude-à-coude pour le scrutin de dimanche.

Publié le 03/11/2001 à 1h30

Onze ans après une guerre civile qui a fait près de 50 000 morts, les Nicaraguayens iront aux urnes dimanche, profondément divisés entre deux hommes qui symbolisent la fracture des années 80, sans pour autant disposer d'une véritable solution. Pour la première fois depuis qu'il a cédé le pouvoir, Daniel Ortega, le leader du régime sandiniste de 1979 à 1990, est à peu près aussi bien placé dans les sondages qu'un adversaire historique des ex-guérilleros, le libéral Enrique Bolanos. Mais les deux partis qui se présentent aux élections se sont mis d'accord pour modifier la loi électorale de manière que les petits partis ne soient pas représentés, et la personnalisation du scrutin dissimule mal l'indigence de leurs programmes. Les électeurs indécis, estimés à 10 % sur les 2,7 millions d'inscrits, détiennent la clé du scrutin présidentiel et des législatives qui se tiendront le même jour, sous la surveillance de 11 500 observateurs internationaux.

Décrépitude. Le retour des sandinistes comme seule force d'opposition illustre l'impasse politique et économique dans laquelle se trouve ce pays d'Amérique centrale. Après une décennie de néolibéralisme et de corruption, environ 70 % des Nicaraguayens vivent dans la misère. L'agriculture est plombée par la sécheresse et la baisse des cours du café. La croissance est proche de zéro, les réserves en devises permettent d'assurer tout juste trois semaines et demie d'importations et la dette extérieure de ce petit pays de 4,8 millions de pers

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