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Accord sur la centrale tchèque de Temelin.

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L'extrême droite autrichienne exige l'arrêt total de la centrale nucléaire.

Publié le 01/12/2001 à 1h49

Vienne de notre correspondant

Il aura fallu dix heures de tractations ­ sous l'intense pression de la Commission européenne ­ pour que le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel et le Premier ministre tchèque Milos Zeman parviennent, jeudi à Bruxelles, à régler leur querelle sur la centrale nucléaire de Temelin (sud de la Bohême). Vienne menaçait de bloquer les négociations d'adhésion tchèque à l'Union européenne si Prague ne s'engageait pas à entreprendre un certain nombre de travaux afin d'améliorer la sécurité de cette centrale. «Extrêmement satisfait» de l'accord obtenu, le conservateur Schüssel n'est pas pour autant au bout de ses peines, car son partenaire de coalition, le FP÷ de Jörg Haider, le juge au contraire «superficiel» et «imprécis». Pour l'extrême droite autrichienne, la fermeture pure et simple de Temelin demeure le but à atteindre.

Bombe à retardement. Farouchement antinucléaire et encore traumatisée par le «syndrome Tchernobyl», la population autrichienne voit une véritable bombe à retardement dans cette centrale, située à 60 km de la frontière. Pour Vienne, le problème principal de Temelin, dont la construction a débuté au milieu des années 80, est d'être dotée de réacteurs de conception soviétique. Même si les Tchèques ont ensuite fait appel à la firme américaine Westinghouse pour les systèmes de sécurité. La peur n'a fait que croître depuis la mise en route de la centrale, en octobre 2000. La première année dite de «test» a été émaillée de pannes et d'arrê

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