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Libération

Reprise de contacts directs à Chypre

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Premier tête-à-tête depuis quatre ans, ce soir, entre les leaders chypriotes grec et turc.

Publié le 05/12/2001 à 1h51

L'espoir renaît d'un règlement du problème de Chypre. Pour la première fois depuis vingt-sept ans, le vénérable président chypriote grec Glafcos Cléridès (83 ans) foulera ce soir le sol du nord de l'île, invité à dîner par le leader chypriote turc Rauf Denktash. Sous l'égide de l'ONU, les deux frères ennemis ont tenu hier leur premier tête-à-tête depuis quatre ans, dans la zone tampon entre le Nord, occupé depuis 1974 par l'armée turque, et la République chypriote grecque, seule reconnue par la communauté internationale. Un net assouplissement des positions turques a été constaté, puisque les deux dirigeants ont annoncé la reprise de discussions directes, à la mi-janvier à Nicosie, sur l'avenir de l'île, sans que Denktash mette comme condition préalable la reconnaissance de sa République turque de Chypre du Nord (RTCN), seulement reconnue par Ankara.

Elargissement. La pression s'intensifie sur les acteurs de ce conflit à mesure qu'approche l'entrée de Chypre dans l'Union européenne, vers 2004. Les Quinze souhaiteraient évidemment qu'une solution politique soit trouvée avant de prendre ce nouveau membre à bord. Mais ils ont renoncé à en faire une condition préalable, car la Grèce a menacé de bloquer tout l'élargissement si Chypre ne fait pas partie de la prochaine vague d'adhésions. De son côté, la Turquie menace d'annexer la RTCN, si le Sud était seul à adhérer à l'UE. La reprise d'un dialogue direct entre ces «voisins de palier» est donc en soi une bonne nouvelle. Mais, tant

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